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Author: admin Posted On: avril 15th, 2012 In:Presse

Nourrie par l’envie de porter un propos qui l’interpelle, Gwen Berrou est tombée dans le solo avec « Fall Into the Show ». Un seul en scène, fruit d’un travail collectif sur l’amour et le théâtre.

Le pitch ?

C’est histoire d’une femme qui, parce qu’elle a peur de tomber, décide de choir de toutes les manières possibles. Elle espère ainsi se défaire de l’écroulement des illusions sentimentales ou idéologiques. Le point de départ est une vraie chute, burlesque. Mais est-ce une vraie chute ou une manipulation du public ? Le dispositif scénique induit une proximité, une intimité avec le public. On est dans un rapport plus familier que celui établi de la « représentation ». Il y a une adresse directe importante, j’essaie de jouer avec les limites entre celui qui raconte l’histoire et celui qui la reçoit.

La phrase qui tue ?

Mais le théâtre, c’est comme l’amour, c’est communiste ! Ce spectacle parle d’amour et aussi de théâtre. Il questionne la générosité, notre capacité d’être proche, d’être souple et la forme théâtrale est aussi mise en question. C’est basé sur un jeu de hasard, l’ordre des scènes est tiré au sort par les spectateurs. On explore des univers très différents : nous (l’équipe de création) avons voulu nous faire plaisir en ne nous refusant rien : on rencontre donc une conférencière qui parle de théâtre contemporain, une femme du XVIIIe qui tombe dans le romantisme, une cascadeuse…

Ça s’adresse à qui ?

À tous, à ceux qui pourraient en avoir marre de la représentation trop bien ficelée d’un récit traditionnel…

Que diriez-vous pour convaincre le spectateur de venir ?

On est dans une époque où le rapport au désir est pauvre et manque d’imagination, on est dans le jetable, le remplaçable… On doit réagir par rapport à ça, ce n’est pas une fatalité ! On peut entretenir un désir infini qui nous porte, nous satisfait et continue de nous nourrir. C’est un spectacle qui éclate le carcan romantique, naïf et à l’eau de rose qui enserre l’amour et nous entraîne vers la désillusion. Une histoire d’amour, c’est une histoire de différences, pas de cases à cocher… N.C.


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